Dès l’enfance, je connais la cuisine comme un lieu de vie ouvert et convivial, un lieu d’échanges.
Alors que chez mes amis la cuisine est lieu de labeur et de confinement pour la femme, chez nous, la cuisine est le cœur de la maison.
Lieu de vie où s’accomplissent des miracles culinaires, tour à tour réalisés par des mains de femmes et d’hommes de toutes générations, transmettant par cet acte magique leur affection culturelle de la Cuisine.
Lieu de vie où le four, comme ventre de mère, accouche de pâtisseries gonflées et aériennes, de gigots crépitants aux senteurs de Provence, où la casserole diffuse les vapeurs d’arômes multiples invitant au voyage, où les couteaux, barbares instruments interdits, tranchent, taillent, émincent, hachent et deviennent ciseaux de sculpteur.
J’observe intensément ce balai de la science culinaire mystérieuse et passionnante, éblouie de couleurs, étourdie d’odeurs, bercée de sons et enfin émerveillée de saveurs.
J’ose parfois glisser un doigt gourmand autour de la jarre de terre vernie dans laquelle je vole un reste de pâte lisse et brillante, et je lèche cette gourmandise en fermant les yeux pour bien en savourer tout le plaisir.
Bonheurs enfantins et adolescents qui me conduisent auprès des professeurs de l’Ecole Hôtelière de Toulouse. Je vais apprendre à décortiquer le mystère enchanteur en « techniques, dosages, progressions » … L’intuition et la sensualité font place à la maîtrise et à la science.
La magie n’est toutefois pas illusions, les techniques apprises sont mises en application auprès de chefs de cuisine aux sensibilités différentes :
Robert Véril, La Vieille Auberge à Souillac,
Jean Paul Pontier, Le Pontier puis Le Moulin de Conques en Aveyron,
Marc Schwall, Le Parc St Joseph à Rodez, 1 étoile Michelin,
Stéphane Richard et Sylvain Ruffing dans le Groupe Flo Prestige, à Paris.
Grandes et petites structures, expériences multiples, je regarde, j’écoute, j’applique, j’engrange et je forge mon savoir-faire en accord avec ma sensibilité et mon éthique.
Mes maîtres spirituels sont Michel Bras et Bernard Loiseau.
Mes intransigeances sont le respect du produit, sa qualité et sa provenance.
L’expérience permet à la créativité de s’exprimer, la science redevient art grâce à la maturité.
Jean de la Bruyère a dit : « le plaisir le plus délicat est de faire celui d’autrui ».
Forte de 12 ans d’expérience, je décide de mettre mes compétences au service des particuliers afin de leur offrir un pur moment de plaisir culinaire, en toute intimité et convivialité.